Vie de la SFSE  >  La lettre de la SFSE

SOMMAIRE 

 

1) Actualités de la SFSE

2) La parole est aux adhérents

3) Signalement d'articles scientifiques

4) Revue Environnement, Risques et Santé

 

Depuis 2015, 4 numéros sont prévus chaque année.

Ils sont envoyés en priorité aux adhérents de l'association.

 

 

Edito Newsletter - Mars 2020 

La France comme tant d’autres pays vit une tempête sanitaire, qui met en évidence la fragilité de nos systèmes. Cette lettre d’information, marquée du sceau « CONFINEMENT » sera, nous l’espérons, la première et la dernière à porter cette marque. 

Au-delà des rubriques habituelles que vous retrouverez dans cette lettre (informations importantes communiquées par nos adhérents, activités de la SFSE, quelques mises à jour sur notre site internet et annonce du dernier numéro de la revue ERS), nous souhaitons partager avec vous quelques réflexions sur ce que le Président Macron a qualifié de « guerre », et analyser la crise du Covid-19 à travers le prisme d’une société savante dédiée aux impacts de l’environnement sur la santé humaine, en 4 points :

1. Les maladies transmissibles ne faisaient (presque) plus peur. Les vaccins et les antibiotiques ont fait croire qu’elles étaient faciles à prévenir et à traiter, à l’exception des maladies tropicales importées en zones tempérées. Les pathologies liées à la pollution de l’environnement étaient devenues les plus préoccupantes : maladies respiratoires et cardio-vasculaires liées aux particules fines, et avec un plus faible niveau de preuve maladies auto-immunes, cancers, perturbations du système endocrinien. Le Covid-19 est arrivé comme un rappel aux fondamentaux. Une étude effectuée sur 335 maladies ayant émergé entre 1940 et 2008 a montré que 60% d’entre-elles étaient des zoonoses[1], dont 72% dues à la faune sauvage. C’est pourquoi le concept « Une seule santé » reconnait les liens entre la santé humaine, la santé animale et l’environnement. La mise en évidence chez les chauves-souris de coronavirus (responsables du SRAS à partir de 2002 puis de Covid-19 en 2019) doit nous amener à reconsidérer nos stratégies de prévention en évitant le risque de contamination par une cohabitation avec certains animaux et surtout leur consommation. Il faut aussi éviter les possibilités de transfert de virus émergents vers l’Homme par le mélange de plusieurs espèces d’animaux sauvages ou domestiques vendus vivants ou non sur les marchés, véritables réservoirs de virus pour les infections émergentes. C’est le sens de l’appel lancé le 26 mars par l’ONG Peta qui demande à l’OMS de faire fermer les marchés d’animaux vivants pour éviter de futures pandémies. Cette mesure serait à penser dans un cadre plus large de diminution de la consommation de viande pour préserver la biodiversité en évitant la déforestation pratiquée pour nourrir le bétail. On, luttera ainsi contre l’émission de GES et donc le dérèglement climatique.

2. Les patients souffrant d'affections pulmonaires et/ou cardiaques chroniques causées ou aggravées par une exposition de longue durée à la pollution atmosphérique sont moins à même de lutter contre les infections pulmonaires[2]. C'est probablement aussi le cas pour le Covid-19. Des niveaux moindres de pollution atmosphérique peuvent aider les plus vulnérables dans la lutte contre cette pandémie.

3. Meilleure hygiène, baisse de la pollution. Le confinement de la population pour ralentir l'épidémie entraîne certaines conséquences positives pour l’environnement et la santé : en Ile-de-France, les appareils de mesure de Bruitparif enregistrent une baisse quotidienne moyenne entre 5 et 7 décibels, soit une diminution de 65 à 80% du bruit. Les raisons sont faciles à trouver : diminution du trafic routier, disparition des activités festives, arrêt des chantiers ou encore forte diminution du trafic aérien. La qualité de l'air, elle, a mis plus de temps à être meilleure : selon Airparif, si les NOx ont vite diminué, les particules fines sont restées quelques jours à un niveau élevé en raison des épandages agricoles alentour, mais aussi et surtout du chauffage au bois, plus important parce que la population est confinée à domicile. Le vent faible au début de la période de confinement (15 mars) ne permettait pas d’évacuer ces particules, et la pollution de l’air a commencé à diminuer ensuite pour devenir et rester « Faible » à partir du 20 mars. Enfin, une baisse de la pollution lumineuse est liée au fait que les enseignes de magasins ainsi que certaines publicités sont éteintes, avec une probable amélioration de la qualité du sommeil des riverains.

4. Les politiques ont besoin des scientifiques. C’est une évidence, mais jamais jusqu’ici le recours à un conseil scientifique n’avait été annoncé aussi clairement. Sa multidisciplinarité est essentielle : des spécialistes des sciences exactes (qui peuvent expliquer par exemple comment la notion d’exponentielle et les modélisations mathématiques aident à prévoir l’évolution de la maladie) collaborent avec les chercheurs des sciences de la vie et de l’environnement, quand les sciences humaines et sociales participent à la communication sur les risques. Ces experts, et d’autres encore, aident à prendre et à imposer des décisions à la population.

Nous conclurons cette réflexion par deux v½ux que nous formulons pour l’après-crise : d’une part qu’un vaccin contre le Covid19 soit trouvé, et qu’il donne lieu à une réhabilitation de l’ensemble des vaccins. D’autre part, comme l’a écrit B. Latour dans sa tribune au journal Le Monde[3], la crise sanitaire actuelle incite à se préparer à la mutation climatique. L’exigence pour l’Etat de protéger les citoyens par des mesures contraignantes est au moins aussi justifiée dans le cas de la crise écologique. Puisse cette période d’isolement et d’immobilité forcés donner à tous du temps pour y réfléchir.
__

[1] Fondation Droit Animal - Covid-19 : origine de la zoonose et modes de contamination

[2] European Public Health Alliance - Coronavirus threat greater for polluted cities

[3] Tribune de Bruno Latour dans Le Monde - "La crise sanitaire incite à se préparer à la mutation climatique"

 

Elisabeth Gnansia, Présidente de la SFSE

 

 

Édito de la SFSE

Mai 2019

 

Rapport du Haut Conseil de Santé Publique sur la pertinence et la cohérence du Plan National de Santé Publique (mars 2019) - Le point sur le domaine santé environnement

 

 

Le Plan National de Santé Publique (PNSP) est un outil essentiel de la politique française de santé. Il est conçu comme la déclinaison de la Stratégie Nationale de Santé (SNS) qui a mis en avant des objectifs clairs de prévention, en particulier dans le domaine de la santé environnementale. Il doit être un outil d’intégration des plans, stratégies ou feuilles de route élaborés pour aborder des problèmes spécifiques et être un outil permettant de mobiliser différentes politiques autour d’un même objectif d’amélioration de la santé de la population.

> En savoir plus

 Partager sur Facebook  Partager sur Twitter  Partager sur LinkedIn 

Lettre de la SFSE - Octobre 2019

 

image

 

 

 

La SFSE a le plaisir de partager avec vous sa lettre d'information destinée aux adhérents !

 Partager sur Facebook  Partager sur Twitter  Partager sur LinkedIn 

Lettre de la SFSE 2015 - 2019

 

 

image

Juillet 2019 - N°3

image

Mai 2019 - N°2

image

Février 2019 - N°1

 

 

 

Nouveau format : lettre en ligne 

 

 

Octobre 2018 - N°3

image

Juin 2018 - N°2

 

image

Mars 2018 - N°1

 

 

 

image

Nov. 2017 - N°3

 

image

Juin 2017 - N°2

 

image

Mars 2017 - N°1

 

 

 

image

Nov. 2016 - N°4

 

image

Sept. 2016 - N°3

 

image

Juin 2016 - N°2

 

image

Mars 2016 - N°1

 

 

 

Nov. 2015 - N°3

image

Juillet 2015 - N°2

Avril 2015 - N°1

 

 Partager sur Facebook  Partager sur Twitter  Partager sur LinkedIn  
 

La lettre de la SFSE 2012 - 2013

 

Lettre SFSE 4 - Octobre 2013 - Spécial congrès SFSE

Lettre SFSE 3 - Octobre 2012
Lettre-SFSE 2 - Août 2012
Lettre-SFSE 1 - Avril 2012

 

La parole est aux adhérents !!!

 

 

Vous aussi participez à la vie de notre newsletter 

 

 

 

pour : 

 

- Soumettre un texte 

- Réagir à un texte précédent 

- Proposer une idée nouvelle

- Signaler un fait scientifique marquant

- Signaler une manifestation à venir

- Informer des suites d'une manifestation